Franco colapinto

C’est désormais confirmé : Franco Colapinto fera ses débuts en Formule 1 lors du Grand Prix d’Imola avec Alpine F1, en remplacement de Jack Doohan. Cette décision, très commentée dans le paddock depuis le week-end de Miami, marque un nouveau tournant dans la gestion des pilotes chez Alpine, déjà fragilisée depuis le départ anticipé d’Esteban Ocon.

Un échange attendu, mais loin d’être définitif

Selon des sources internes concordantes, Alpine a acté le changement entre les deux jeunes talents. L’Argentin Franco Colapinto, soutenu financièrement par le pétrolier YPF, profitera d’une rentrée de fonds importante pour s’installer dans le deuxième baquet de l’équipe française. C’est d’ailleurs le PDG de YPF qui a vendu la mèche à Miami, pensant parler micro coupé.

Cependant, la nomination de Colapinto n’a rien d’un contrat en béton. Alpine a clairement indiqué que le pilote serait lui aussi en période d’évaluation, tout comme l’était Doohan. En d’autres termes : s’il ne convainc pas rapidement, le scénario d’un nouvel échange en cours de saison n’est pas exclu.

Colapinto, un pari risqué ?

S’il possède un certain talent, Colapinto n’est pas un inconnu en F1. Réserve chez Williams l’an dernier, il avait impressionné par sa vitesse pure… mais également inquiété par sa propension à provoquer des incidents. Il arrive donc chez Alpine avec des attentes élevées et une pression immédiate sur les épaules.

Son avenir dans la voiture dépendra de ses performances dès Imola et au fil des courses suivantes. Il ne disposerait pour le moment que d’un accord à court terme, probablement jusqu’à la mi-saison, voire la pause estivale, moment idéal pour Alpine de tirer un premier bilan.

Qui en embuscade si ça échoue ?

En cas de contre-performance, deux alternatives se dessinent déjà. Jack Doohan, bien que mis de côté, reste une option crédible. Mais un autre nom se fait également entendre dans les couloirs de Viry-Chatillon : Paul Aron, membre du programme de jeunes pilotes Alpine, dont les résultats en catégories inférieures laissent entrevoir un fort potentiel.

Une gestion des pilotes toujours aussi floue

Au-delà du cas individuel de Colapinto, cette situation révèle une fois de plus les difficultés d’Alpine à stabiliser son effectif. Depuis le départ forcé d’Ocon, l’écurie peine à donner de la continuité à son projet sportif. Ce roulement constant fragilise non seulement la dynamique interne, mais pose aussi question sur la vision à long terme de l’équipe.

Dans un contexte où les résultats ne sont pas au rendez-vous, ce choix semble dicté autant par des considérations financières que sportives. Et bien que Colapinto incarne une belle opportunité marketing pour le marché sud-américain, c’est sur la piste qu’il devra prouver qu’il mérite sa place.


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